ANIMATRICE

Patricia Lejeune
Animatrice d’ateliers d’écriture à Strasbourg depuis 2008
- Formations avec Odette et Michel Neumayer du GFEN
(Groupe Français d’Education Nouvelle)
- Animation du stage “Initiation à la pratique des ateliers d’écriture” en 2010 et 2011 – Crapt Carrli


CONTACT ET INSCRIPTIONS :
Email : ecritsenconstruction@free.fr
Portable : 06 01 17 90 27

REVUE D’ECRITURE
Collaboration à la revue d’écritures contemporaines Filigranes

Dans le numéro 79 


NOUVELLES
Concours francophone de la nouvelle George Sand “Entre deux rives”
Prix du coup de coeur de l’éditeur

Extrait :

Amy. C’est elle. Un peu timide, discrète. Parfois elle croit se souvenir. Parfois pas. Si vous l’interrogez trop brutalement, Amy baisse les yeux. S’efface, oublie d’être là avec vous. Devient comme inexistante. Une présence qui a oublié sa raison d’être au monde. C’est une jeune femme de vingt ans, douce et tranquille. En général, elle se tait. N’a rien à dire, ou bien préfère le silence à la parole, simplement.

Une frontière. J’habite une frontière. En équilibre instable. C’est une question de marges. De fleuve. Où sont les bornes ? De ce côté-ci, c’est chaud. J’habite une frontière baignée d’un fleuve jaune. Mais Wilmington est une petite ville sans charme. Les champs dehors, à perte de vue. Rien à l’horizon. La forêt à traverser bien sûr et l’enfant dans les champs de blé. Mais pourquoi ?

Concours Maux d’auteur “Renaissance” – publication en recueil collectif
Extrait : Je suis arrivée ici par hasard. C’était une vieille bâtisse à l’abandon. La maison m’attirait, comme si quelqu’un m’y attendait. Il faisait sombre, froid, ça sentait le renfermé. Je ne suis pas restée en bas, il fallait que je monte. Pourquoi, je ne saurais le dire, mais c’était clairement ce qu’il fallait faire. J’ai pris l’escalier au milieu du hall, très doucement, pas à pas, marche après marche. Je n’étais pas pressée d’arriver. A mi-chemin, l’oreille aux aguets, je me suis arrêtée.

POESIE

Recueil Nocturnes
En collaboration avec le photographe Benjamin Kiffel


Extrait

Des noms qui s’égrènent
Dans le silence de la mémoire
Où s’écoule sans fin la peine
De l’immense entonnoir

Comme un robinet pleure de l’eau
Les gouttes vont s’écrasant
Sur l’émail jaune du lavabo
Et la bêtise teintée de sang

Ce chapelet grinçant de noms
Que l’on récite entre les dents
A le visage mauve des prisons
Et l’écho ancien de rêves déments

C’est le non-dit des phrases
Qui transperce lentement
La cuirasse des bords de l’âme
Déjà effritée par le temps

PORTRAITS EN RESONANCE